ROSSINI Gioacchino (1792-1868)

Gioacchino Rossini (1792-1868)

Gioacchino naît à Pesaro dans les Etats Pontificaux, le 29 février 1792. Il est le fils d'un trompettiste (également inspecteur des boucheries) et d'une chanteuse qui gagne difficilement sa vie. Son père favorable aux idées révolutionnaires est contraint de voyager fréquemment face à la répression. Le jeune homme est donc placé chez sa grand-mère avant d'être envoyé à Bologne chez un commerçant. En 1802, la famille est à nouveau réuni à Lugo et Rossini commence l'apprentissage de la musique. Son père lui enseigne le cor et le prêtre Giuseppe Malerbi la théorie musicale. En 1804, la famille retourne à Bologne. Rossini suit les cours de chant d'Angelo Tesei tout en poursuivant l'apprentissage du cor et du piano. Deux ans plus tard, il entre comme chanteur à l'Accademia filarmonica. Parallèlement, il s'inscrit au Liceo Musicale et étudie avec passion les oeuvres de Haydn et de Mozart. Grand admirateur de ce dernier, il compose son premier opéra Demetrio e Polibio (1806). L'année suivante, il suit les court de contrepoint de Stanislao Mattei mais semble rebuté par les principes austères du maître.

Rossini décide de devenir maître de chapelle mais c'est avec l'opéra qu'il va connaître la gloire. A partir de 1810, il compose pas moins de quarante opéras parmi lesquels figurent plusieurs grands succès du répertoire (Le Barbier de Séville, Guillaume Tell, la Pie Voleuse...). Entre 1818 et 1822, il est directeur artistique du teatro San Carlo de Naples. En 1822, il se marie avec la cantatrice Isabella Colbran (1785-1845). Cette même année, il est en tournée à Vienne où il rencontre un grand succès avec Zelmirace, ce qui exaspère Beethoven qui se sent délaissé par son public. Rossini, qui admire son confrère, lui rend une visite de courtoisie, même si le viennois apprécie peu sa musique. Après avoir échoué à Londres, Rossini se fixe à Paris en 1824 où il est nommé directeur du Théâtre-Italien, il est aussi premier compositeur du Roi et Inspecteur général du chant. Il devient l'un des principaux acteurs de la vie musicale parisienne. Réputé pour être bon vivant et cuisinier talentueux, il organise de nombreuses soirées musicales. A partir de 1830, il délaisse l'opéra et se consacre à quelques oeuvres religieuses plus personnelles dont un Stabat Mater, écrit en 1841, les Péchés de vieillesse et la Petite messe solennelle exécutée en 1864. Il revient à Bologne où il vit de 1836 à 1855 afin d'y diriger le conservatoire. Il revient ensuite à Paris, sa ville de coeur, où il s'éteind le 13 novembre 1868.