WEBER Carl Maria von (1786-1826)

Carl Maria von Weber (1786-1826)

Carl Maria naît le 18 novembre 1786 à Eutin en Allemagne. Son père, Franz Anton, ancien maître de chapelle, est un excellent violoniste. Directeur d’une troupe de théâtre itinérante, il fait beaucoup voyager sa famille en même temps que ses comédiens. Très tôt, l’enfant commence l’apprentissage du chant et du piano avec son demi-frère Fridolin. Par la suite, il prend des leçons auprès de grands maîtres au hasard des tournées de la troupe de son père. En 1798, la famille est de passage à Salzbourg. Michael Haydn, impressionné par les dons de l’enfant, lui donne des cours gratuitement. Carl réalise ses premières compositions.

En 1800, direction Fribourg-en-Brisgau où Weber, âgé de quatorze ans, réalise un opéra, Das Waldmädchen, créé au théâtre de la ville. Le jeune compositeur, encore immature dans son langage musical, n’obtient aucun succès. Il retourne alors à Salzbourg et travaille à nouveau avec Michael Haydn sur un nouvel opéra Peter Schmoll und seine Nachbarn créé à Nüremberg. Malheureusement, le jeune artiste n’obtient toujours pas le succès espéré. Finalement, en 1804, Weber passe l’hiver à Vienne et prend des leçons avec l’abbé Vogler, l’un des plus grands pédagogues de l’époque.

Après un début de carrière difficile, Weber devient un directeur de théâtre renommé et un brillant chef d’orchestre. En 1816, Weber devient maître de chapelle de la cour de Saxe à Dresde. Face au monopole de l'art lyrique italien, il cherche à promouvoir l’opéra allemand. En 1821, la création de son opéra Der Freischütz à Berlin lui vaut un triomphe sans précédent. L’œuvre est acclamée dans toute l’Europe. Grâce à ce succès, Vienne lui commande un nouvel opéra, Euryanthe, composé « dans le style du Freischütz ». Puis Weber se rend à Londres où il crée son nouvel opéra Oberon, le 12 avril 1826. Épuisé, il meurt deux mois plus tard. Ses restes sont rapatriés en Allemagne quelques années après, sous l’initiative de Wagner, un de ses plus fidèles admirateurs.

Weber rend visite à Beethoven le 5 octobre 1823. Lui qui redoutait cette rencontre est finalement ravi de l'après-midi passée ensemble: "Nous restames tout l'après-midi, très gais et très contents. Cet homme rude et peu affable me fit littéralement la cour. Il me servit à table et eut pour moi les intentions qu'il aurait pu avoir pour sa dame. Ce jour restera toujours présent à mon souvenir, comme à celui de ceux qui se trouvaient là."